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	<title>Th&#233;orie Communiste</title>
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	<description>Notre &#233;poque est celle o&#249; le prol&#233;tariat, luttant en tant que classe? contre le capital, se remet lui-m&#234;me en cause et porte le d&#233;passement r&#233;volutionnaire de cette soci&#233;t&#233; par la production imm&#233;diate du communisme comme l'abolition de toutes les classes, l'imm&#233;diatet&#233; sociale de l'individu.</description>
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		<title>Th&#233;orie Communiste</title>
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		<title>Extime</title>
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		<dc:creator>Tarona</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dire que la reproduction d&#233;termine l'ensemble du rapport c'est dire que les m&#233;canismes d'appropriation des femmes d&#233;terminent l'ensemble du rapport et il faut le dire, je vois pas bien le probl&#232;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
La question est de savoir pourquoi, dans quel but et pour dire quoi, on veut &#171; franchir ce seuil de l'intime &#187;. Pour combattre et pour montrer quoi. C'est pas juste histoire de caract&#233;riser la d&#233;finition des sujets, pour moi c'est surtout donner une place th&#233;orique &#224; ce qui par d&#233;finition n'en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.theoriecommuniste.org/la-soute/L-intime/" rel="directory"&gt;L'intime&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dire que la reproduction d&#233;termine l'ensemble du rapport c'est dire que les m&#233;canismes d'appropriation des femmes d&#233;terminent l'ensemble du rapport et il faut le dire, je vois pas bien le probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question est de savoir pourquoi, dans quel but et pour dire quoi, on veut &#171; franchir ce seuil de l'intime &#187;. Pour combattre et pour montrer quoi. C'est pas juste histoire de caract&#233;riser la d&#233;finition des sujets, pour moi c'est surtout donner une place th&#233;orique &#224; ce qui par d&#233;finition n'en n'a pas pour les raisons de particularisation et de naturalisation comme le AC, et surtout pour la raison que la gestion de l'intime, de l'affectif comme tel c'est dans le champ du f&#233;minin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Entrer dans la viande du rapport &#187; pourquoi il faudrait le faire, surtout c'est quoi exactement cette viande, et puis pourquoi c'est compliqu&#233;... ? Ce que je crains dans cette formule, outre son c&#244;t&#233; chair fra&#238;che dont on m'a encore gentiment caract&#233;ris&#233; l'autre soir, c'est de faire des affects une chaire plus fra&#238;che de la d&#233;finition des rapports que le fait par exemple qu'elles fassent la vaisselle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'intime lui s'articulerait aux deux autres (mais dans un rapport particulier au priv&#233; dans lequel il est inclus) sur le mode du senti, des affects produits dans des relations et des relations produites par ces affects, des affects biologis&#233;s parce que s'effectuant forc&#233;ment &#224; travers des corps, et ferait exister les sujets hommes et femmes tels que la totalit&#233; les constitue, certes pour le capital, mais aussi comme v&#233;ritables sujets sociaux pour eux-m&#234;mes, dans leurs rapports. C'est aussi parce que j'ai tels ou tels affects que j'entre en lien comme homme ou comme femme de telle ou telle mani&#232;re (que je deviens homme ou femme), et donc que je m'inscris de telle ou telle mani&#232;re dans les sph&#232;res publique et priv&#233;e, dans la totalit&#233; du MPC. La n&#233;cessaire reproduction des cat&#233;gories homme et femme par le MPC n'existe qu'en &#233;tant v&#233;cue et agie par des sujets sociaux particuliers, et se vivant comme tels &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que ma question n'est pas tant tels ou tels affects mais quelle place les affects occupent dans les rapports homme/femme et du coup dans la d&#233;finition des hommes et des femmes. Les affects ne font pas exister les corps et les sujets, la place qu'ils occupent dans les rapports font exister les hommes et les femmes, c'est pas du tout la m&#234;me chose. C'est pas juste la question des sentis mais bien celle de leur place dans la d&#233;finition des uns et des autres et du coup les rapports sociaux induits par ce rapport aux sentis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me juste apr&#232;s, parler de corps socialis&#233; me para&#238;t insuffisant, &#231;a ne dit rien de cette &#171; socialisation &#187; qui fait que les femmes ont un corps et un sexe et que les hommes sont les &#234;tres g&#233;n&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite aussi &#231;a pose le m&#234;me type de probl&#232;me : &#171; A tous, on nous a d'abord demand&#233; si on &#233;tait un gar&#231;on ou une fille, et tous, il nous a bien fallu r&#233;pondre, avant d'avoir &#224; en r&#233;pondre. Et je doute fort que le travail de d&#233;construction de la naturalit&#233; du rapport fait par les f&#233;ministes, que ce soit par les luttes ou la th&#233;orie, ait eu beaucoup d'effet sur cette puissante &#233;vidence. Il en faudra un peu plus pour que la nature cesse d'&#234;tre naturelle. En attendant, on peut toujours remettre en cause des &#171; r&#244;les sociaux &#187;, &#231;a n'est d&#233;j&#224; pas rien, mais &#231;a n'est pas la m&#234;me chose. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore une fois &#231;a n'a pas le m&#234;me sens pour les hommes et pour les femmes et on en &#171; r&#233;pond pas de la m&#234;me fa&#231;on &#187;, et pr&#233;cis&#233;ment du fait de la naturalisation, la question de savoir si on est un gar&#231;on ou fille ne se pose jamais dans une adresse direct (y'a que pour les nourrissons qu'on demande aux parents).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au travail des f&#233;ministes, la question n'est pas tant celle de la d&#233;construction que celle de montrer le d&#233;ni structurelle de l'affectif comme m&#233;canisme contradictoire de l'appropriation de femmes : l'appropriation des femme n'existe pas en dehors de l'affectif qui du coup les fait exister comme femmes dans le m&#234;me temps o&#249; cet affectif est structurellement ni&#233; comme quelque chose dont on devrait savoir s'affranchir pour faire place &#224; la vraie d&#233;termination rationnelle des rapports sociaux. Le rapport pi&#232;ge les femmes dans l'affectif en subjectivant et en individualisant l'oppression et ce pi&#232;ge se referme quand justement, dans ce qui existe comme sph&#232;re publique, c'est-&#224;-dire pas un espace mais le champ du masculin, on leur rappelle qu'elle doive faire abstraction de ce par quoi on les fait exister. Ce n'est pas le cas pour les hommes dont les conditions d'existence ne sont pas d&#233;termin&#233;es par leurs affects. Quels que soient ces affects dans leur contenu la question encore une fois est la place qu'ils occupent. Je dirai vite fait comme &#231;a que le rapport homme/femme c'est un chantage affectif, et le ma&#238;tre chanteur est &#233;videmment celui qui n'existe pas socialement comme construit par ses affects, c'est pour cela qu'il peut &#171; en jouer &#187; mais aussi en faire l'abstraction pour continuer &#224; &#234;tre ce qu'il est. L'intime, l'affectif, n'est pas l'affaire de sujets, il est l'affaire des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gros probl&#232;me que j'ai avec les notes d'AC c'est qu'on dirait que l'intime y fonctionne comme concept suppos&#233; unifier la condition des femmes et celle des hommes, et en masquant du coup l'autopr&#233;supposition des hommes dans l'histoire. L'affectif des femmes n'existe que dans un mouvement d'extraversion, c'est l'autopr&#233;supposition des hommes et de leurs affects qui en retour fait exister les femmes et leurs affects. On pourrait m&#234;me pousser jusqu'&#224; se demander s'il est bien justifi&#233; th&#233;oriquement d'employer le m&#234;me mot pour d&#233;signer un senti autopr&#233;suppos&#233; ou un senti qui doit son existence et son contenu &#224; un autre au sens o&#249; &#231;a fait exister des places diff&#233;rentes dans les rapports.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est d'auto-reconnaissance des sujets dont il est question &#187;... Non justement je pense pas : pour les femmes c'est d'une h&#233;t&#233;ro-reconnaissance dont il est question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce sont des sujets qui font exister (ils ne les cr&#233;ent pas, mais les agissent) les normes qui les produisent, c'est aussi comme &#231;a que &#231;a vit et que &#231;a peut entrer en contradiction, d&#232;s lors que l'intrication des rapports de classes&lt;sup&gt;&lt;a href='http://www.theoriecommuniste.org/Classes' title=&#034;D&#233;finition&#160;: Les classes ne sont ni des sommes d'individus regroup&#233;s par un int&#233;r&#234;t (&#8230;)&#034;&gt;?&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; et des rapports hommes/femmes est celle du MPC, l'intime en soi ne d&#233;finissant aucune contradiction mais &#233;tant une des mani&#232;res dont la contradiction existe, et appara&#238;t comme telle. &#187; Justement, l'intime et l'affectif sont l'existence m&#234;me de la contradiction mais je suis pas sure de bien comprendre cette phrase qui me para&#238;t se contredire (sans doute parce que je la comprend pas). L&#224; ce sont les d&#233;veloppements d'AC qui font dispara&#238;tre le caract&#232;re contradictoire : on ne se sait pas &#171; tout naturellement &#187; homme ou femme sur les m&#234;mes bases ni dans le m&#234;me but, c'est pour cela que les activit&#233;s des unes et des autres ne sont pas les m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne pense pas que le r&#244;le de l'intime est de faire perdurer par les affects des mod&#232;les en remaniement, l'affectif est ce qui fait exister les rapports hommes/femmes et ce par quoi se reproduisent les rapports hommes/femmes dans leurs sp&#233;cificit&#233;s historiques (pour cette raison le couple ne me semble pas plus embl&#233;matique de l'appropriation des femmes que n'importe quoi d'autre et il n'est en aucun cas une condition sine quanon de l'oppression des femmes, en ce sens il est je pense bien moins fondamental que l'&#233;change pour suivre l'analogie d'AC). Et la crise des sujets hommes sera d'abord celle des sujets femmes et rien d'autre, pour la m&#234;me raison que le rapport tel qu'il existe dans son &#233;ternisation est autopr&#233;supposition des sujets hommes. C'est aussi pour cela qu'il n'a jamais &#233;t&#233; n&#233;cessaire qu'elles soient cantonn&#233;es &#224; la sph&#232;re priv&#233;e (qui j'ai l'impression ici est employ&#233; dans le sens d'espace domestique), l'essentiel est qu'elles soient d&#233;finies sur la base de leur place dans l'espace domestique, ensuite elles peuvent toujours aller tant qu'elles veulent comme elles ont toujours d&#251; le faire hors de l'espace domestique, c'est dans cet &#233;cart que je comprend jusqu'&#224; pr&#233;sent l'int&#233;r&#234;t de la distinction entre sph&#232;re priv&#233;e et espace domestique. Justement la sph&#232;re priv&#233;e n'est pas l' espace domestique mat&#233;rialisable, c'est ce qui d&#233;finit les femmes. En ce sens je vois pas trop en quoi la restructuration a boulvers&#233; la sph&#232;re priv&#233;e m&#234;me si ca a r&#233;am&#233;nager l'espace domestique et familial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les femmes non-appropri&#233;es dans le couple sont du coup mises &#224; disposition de tous les hommes, le rapport hommes/femmes n'&#233;tant pas abolition des hommes et des femmes, mais lib&#233;ralisation du corps des femmes, mise &#224; disposition pour tous les hommes, ce qui se ram&#232;ne surtout &#224; une bonne affaire pour eux (c'est-&#224;-dire pour les meilleurs, les dominants, le rapport restant ce qu'il est, faut pas r&#234;ver les gars). Ce qui n'emp&#234;che pas le d&#233;sir de fonctionner, mais il fonctionne comme il fonctionnait dans le rapport g&#233;n&#233;ral. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre le fait que je ne comprend pas ce que la r&#233;f&#233;rence au d&#233;sir vient montrer, je pense que c'est tr&#232;s important (comme je l'avais critiqu&#233; chez AS) de ne pas voir la mise &#224; disposition des femmes ou leur disponibilit&#233; comme un fait, qu'elles soient en couple ou pas, mais comme une activit&#233; des hommes contre les femmes, c'est-&#224;-dire comme des pratiques quotidiennes masculines : on n'est pas des cleps ni des serfs volontaires et c'est pas parce qu'on n'est pas appropri&#233;e par un homme qu'on est automatiquement disponibles pour tous. La mise &#224; disposition c'est, pour ne pas parler des trucs les plus noirs, le regard et les commentaires des mecs dans la rue, c'est le fait qu'il est attendu qu'on s'int&#233;resse &#224; eux, leur vie, leurs probl&#232;mes, qu'on les comprennent, qu'on les plaigne, qu'on les soigne avant de se soigner nous-m&#234;mes, tout &#231;a dans un rapport qui fait que se soustraire &#224; &#231;a c'est prendre des risques : risque que &#231;a tourne encore plus mal pour nous, que ce soit par la menace physique ou la menace affective, or cette reconnaissance de la part des mecs est un pi&#232;ge mais c'est aussi ce qui nous fait exister comme femme, c'est-&#224;-dire exister tout court. Car c'est bien pour les femmes que &#171; nos affects et nos corps ne nous appartiennent pas &#187;. Et ces affects sont construits par des rapports mat&#233;riels : passer sa journ&#233;e &#224; des faire activit&#233;s de &#171; care &#187;, r&#233;mun&#233;r&#233;es ou pas, &#231;a implique le d&#233;veloppement de la capacit&#233; &#224; ressentir de l'empathie, de la tendresse, bref c'est de fait &#234;tre disponible pour les autres et tourn&#233; vers eux. En ce sens m&#234;me le partage de la moindre t&#226;che m&#233;nag&#232;re est probl&#233;matique et c'est d'ailleurs s&#251;rement pour &#231;a que &#231;a bouge quasi pas. La vaisselle c'est centrale et on pourrait d'ailleurs en dire pas mal &#224; ce sujet : activit&#233; d&#233;valoris&#233;e et vue comme ne n&#233;cessitant ni la moindre attention, ni la moindre technicit&#233;, ni la moindre concentration (on discutait l'autre jour avec Lidia de pourquoi c'est possible que certains mecs ne voient pas que la vaisselle qu'ils lavent est encore sale et de &#224; quel point c'est gonflant et d&#233;valorisant que &#171; ton &#187; mec vienne t'embrasser alors que tu fais la vaisselle : &#231;a nous viendrait pas &#224; l'esprit de faire &#231;a &#224; un mec qui bricole car le bricolage c'est technique !). C'est pour &#231;a qu'on attend des femmes qu'elles fassent plusieurs trucs &#224; la fois parce que ce qu'elles font c'est toujours par d&#233;finition et a priori b&#234;te comme chou ou alors si c'est complexe c'est instinctif. C'est &#231;a le fond des affects et le rapport homme/femme, les affects des femmes dans leur contenu et dans la place d&#233;terminante qu'ils occupent ne sont produits par rien d'autre que de leurs banales activit&#233;s quotidiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, je pense et l&#224; je rejoins AC sur la particularisation des femmes versus les hommes comme groupe, sur les dominants hommes j'ai bien l'impression que quand m&#234;me ce qu'on appelle la solidarit&#233; masculine &#231;a existe vraiment et m&#234;me entre forts et faibles et m&#234;me si les uns et les autres n'ont pas le m&#234;me acc&#232;s aux femmes. Pour ce que j'entend dans les coll&#232;ges notamment : y'a aucune solidarit&#233; entre filles avec les filles qui ont des r&#233;putations par exemple parce que &#231;a signifierait potentiellement avoir soi-m&#234;me une r&#233;putation et risquer la reconnaissance des mecs, tandis que celui qui n'aime pas se battre ou qui est fr&#234;le peut r&#233;guli&#232;rement b&#233;n&#233;ficier de la solidarit&#233;/protection des autres et de certains &#171; ca&#239;ds &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me fa&#231;on, il me semble qu'une fille qui arrive dans un groupe constitu&#233; (quel qu'il soit) est a priori une menace pour les autres filles ce qui n'est pas le cas pour les gar&#231;ons. On avait eu rapido cette discussion en mangeant lors d'une pr&#233;c&#233;dente r&#233;u et je disais qu'il me semble que porter une regard a priori sympathique sur une fille qui d&#233;barque dans un groupe rel&#232;ve pour une fille d'un positionnement significatif et n'est pas du tout un truc spontan&#233;, le spontan&#233; c'est la suspicion (de quoi que ce soit). Je force le trait mais je pense que &#231;a existe pour de bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur &#171; le type qui tabasse sa femme parce qu'elle le trompe avec un piquet de gr&#232;ve &#187;, outre le fait que je pense que c'est tout &#224; fait faux de consid&#233;rer que le probl&#232;me rel&#232;ve de la jalousie, y faudrait pas quand m&#234;me omettre (&#231;a peut &#234;tre un peu contradictoire avec ce que j'ai dit pr&#233;cis&#233;ment sur le contenu des affect) que c'est pas la m&#234;me chose d'&#234;tre jalouse et de pleurer, de d&#233;primer ou d'attendre que d'&#234;tre jaloux et de fracasser sa meuf. Pourquoi ? Parce que l'un est du c&#244;t&#233; de l'affect justement et de l'intime et l'autre du c&#244;t&#233; d'une pratique et &#231;a montre que se reconna&#238;tre comme mec c'est aussi la capacit&#233; &#224; faire des affects un truc de gonzesse qui n'a pas sa place dans la sph&#232;re publique. Bon c'est un peu vite dit cependant parce que c'est pas si &#233;vident peut &#234;tre de diff&#233;rencier affects et pratiques, et l&#224;-dessus on sait bien que pleurer peut &#234;tre une pratique efficace, mais bon je dit comme &#231;a me vient au cas o&#249; ... Enfin, &#224; ce sujet , et c'est aussi pour moi un enjeu important pour r&#233;fl&#233;chir &#224; la place de l'affectif dans les rapports hommes/femmes, les hommes savent transmuter leurs affects et leurs exp&#233;riences personnelles en choses g&#233;n&#233;rales, d&#233;saffectiv&#233;es, publiques, l&#224; o&#249; les femmes, du fait de l' &#171; h&#233;t&#233;ropr&#233;supposition &#187; de leurs affects en sont encombr&#233;es car toujours a priori, de fa&#231;on structurelle et quel que soit le sujet, suspect&#233;es, sans doute &#224; raison, de r&#233;agir &#171; &#224; l'affectif &#187;, si je pense au boulot ou &#224; ce qui peut se passer dans les &#171; milieux &#187; par exemple. On en revient l&#224; &#224; l'importance d'accorder un statut th&#233;orique &#224; l'affectif, et pas seulement dans sa transmutation en conceptualisation, comme l'ont fait les f&#233;ministes. Et d'ailleurs, &#231;a me fait penser &#224; Lacan (pour une fois que je fait une r&#233;f&#233;rence elle est vraiment pas politiquement correcte !) qui disait que l'affect c'est ce qui ne trompe pas et on pourrait tordre et dire que l'affectif c'est ce qui ne trompe pas sur le contenu des rapports hommes/femmes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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